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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:09

On prend les mêmes et on recommence!

 

Une fois par an, ça devient un rituel, nous organisons un w.e entre potes pour gravir des cols à vélo.

 

C'est l'occasion de découvrir de superbes endroits, des régions sauvages et reculées, de passer des montagnes que nous ne connaissons pas et ainsi joindre l'utile à l'agréable avec nos bicyclettes préférées. 

 

L'année passée, nous avions organisé le tour du Mont Blanc, récit ici

 

Cette année, c'est sur les terres Helvètes que notre "festival" aura lieu. La Suisse est pour nous tous une véritable découverte.

 

Ses cols sont renommés pour faire partie des plus beaux et des plus élégants. Nous avons l'occasion de les apercevoir une fois par an à la télévision à l'ocasion du tour de Suisse avec les professionnels. Et c'est à chaque fois un énorme spectacle qui nous est offert.

Sauf que cette fois-ci, ce sera nous les acteurs.

 

Photos, et citations de choix, ... Action  !!!

Crédit photo: Julien Lantuejoul. GrimselPass, premier col de la journée. 12 km. 800 D+. 2165 m d'altitude. Une belle ascension pour une mise en jambe idéale qui annonce une journée dantesque. Julien nous déclarera: "Les gars j'ai les Watts, car j'ai mon cuissard qui me sert!"

Crédit photo: Julien Lantuejoul. GrimselPass, premier col de la journée. 12 km. 800 D+. 2165 m d'altitude. Une belle ascension pour une mise en jambe idéale qui annonce une journée dantesque. Julien nous déclarera: "Les gars j'ai les Watts, car j'ai mon cuissard qui me sert!"

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Voilà le genre de paysage que nous trouvons au sommet des cols. Vue imprenable sur les glaciers avec des dizaines de sommets à plus de 4000 mètres d'altitude aux alentours. Nous évoluons véritablement dans un décor de rêve.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Voilà le genre de paysage que nous trouvons au sommet des cols. Vue imprenable sur les glaciers avec des dizaines de sommets à plus de 4000 mètres d'altitude aux alentours. Nous évoluons véritablement dans un décor de rêve.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Les routes suisses nous donnent toujours un spectacle sensationnel. La haute montagne comme seul témoin d'une nature incroyable fragile et belle à la fois.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Les routes suisses nous donnent toujours un spectacle sensationnel. La haute montagne comme seul témoin d'une nature incroyable fragile et belle à la fois.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. SustenPass, deuxième col de la journée. 18 km. 1310 D+. 2259 m d'altitude. Un véritable bijou que ce SustenPass. Des cols comme je les aime

Crédit photo: Julien Lantuejoul. SustenPass, deuxième col de la journée. 18 km. 1310 D+. 2259 m d'altitude. Un véritable bijou que ce SustenPass. Des cols comme je les aime

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Les descentes se font tambour battant. Les routes sont propices à de belles pointes de vitesse au milieu de "quelques" motos.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Les descentes se font tambour battant. Les routes sont propices à de belles pointes de vitesse au milieu de "quelques" motos.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Oui Oui !!! C'est bien par là qu'on passe, on ne rêve pas !!!

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Oui Oui !!! C'est bien par là qu'on passe, on ne rêve pas !!!

Crédit photo: Julien Lantuejoul. OberalPass. 16 km. 950 D+. 2044 m d'altitude. Un peu plus facile que les précédents. Ca reste une très belle ascension au milieu d'alpages typiques du pays.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. OberalPass. 16 km. 950 D+. 2044 m d'altitude. Un peu plus facile que les précédents. Ca reste une très belle ascension au milieu d'alpages typiques du pays.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Avant la dernière grimpée de la journée, nous ne sommes plus que deux à nous présenter au pied du col du FurkaPass. Ce qui en dit long sur les difficultés cumulées de la journée. Ici avec Yann N. l'équipier de toujours.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Avant la dernière grimpée de la journée, nous ne sommes plus que deux à nous présenter au pied du col du FurkaPass. Ce qui en dit long sur les difficultés cumulées de la journée. Ici avec Yann N. l'équipier de toujours.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. FurkaPass, un des trois cols les plus dur du pays Suisse. 13 km. 2429 m d'altitude. Ce col mérite bien son surnom! C'est un véritable chantier. Là haut, la vue sur la source du Rhône et ses glaciers sont imprenables. Nous sommes entourés de sommets à plus de 4000m.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. FurkaPass, un des trois cols les plus dur du pays Suisse. 13 km. 2429 m d'altitude. Ce col mérite bien son surnom! C'est un véritable chantier. Là haut, la vue sur la source du Rhône et ses glaciers sont imprenables. Nous sommes entourés de sommets à plus de 4000m.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Nous on descend par la gauche, et au début de journée nous sommes montés au GrimselPass par les routes qui montent à droite. Quel spectacle !

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Nous on descend par la gauche, et au début de journée nous sommes montés au GrimselPass par les routes qui montent à droite. Quel spectacle !

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Le lendemain, pour le 2e journée, nous gravissons le célèbre NuferenPass. 13 km. 2480 m d'altitude. Les jambes sont un peu lourdes au démarrage mais très vite, les pentes du NuferenPass vont débloquer la situation. Là haut, nous sommes quand même à presque 2500 m

Crédit photo: Julien Lantuejoul. Le lendemain, pour le 2e journée, nous gravissons le célèbre NuferenPass. 13 km. 2480 m d'altitude. Les jambes sont un peu lourdes au démarrage mais très vite, les pentes du NuferenPass vont débloquer la situation. Là haut, nous sommes quand même à presque 2500 m

Crédit photo: Julien Lantuejoul. 2e col de la journée. Sans doute un de mes plus beaux souvenirs du w.e : la via Tremolla pour grimper le col du Saint Gothard. " Des pavés, des vieilles bagnoles, des cyclistes qui sortent des voitures, ca sent le tour des années 20 " dixit Yann N. Non sans rire, j'ai particulièrement aimé cette ascension en pavés. Il y avait quelque chose de mythique. L'histoire du vélo s'écrit sur ce genre d'endroit.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. 2e col de la journée. Sans doute un de mes plus beaux souvenirs du w.e : la via Tremolla pour grimper le col du Saint Gothard. " Des pavés, des vieilles bagnoles, des cyclistes qui sortent des voitures, ca sent le tour des années 20 " dixit Yann N. Non sans rire, j'ai particulièrement aimé cette ascension en pavés. Il y avait quelque chose de mythique. L'histoire du vélo s'écrit sur ce genre d'endroit.

Crédit photo: Julien Lantuejoul. No comment !

Crédit photo: Julien Lantuejoul. No comment !

Col du saint Gothard - 14 km - 2108 m d'altitude

Col du saint Gothard - 14 km - 2108 m d'altitude

Au terme de ce w.e nous comptabilisons 276 km et 7805 D+.

 

Je garderais, je pense, longtemps certaines images dans ma tête tellement les paysages étaient extraordinaire. 

 

Vivement la prochaine !

 

 

 

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 09:06

L'Aravis Trail ! Tiens oui, pourquoi pas?

 

Cette course n'était pas prévue dans mon programme pour cette année, mais je me laisse gentiment tenté. Car oui, entre l'Ultra des balcons d'Azur fin avril (A lire ici) et la C.C.C qui se profile à la fin août, j'ai quand même le temps de caler une course. 

 

C'est pour moi une course locale puisque Thônes se situe à 20 minutes de mon domicile, et que je connais quelques sentiers sur lesquels nous allons passer. De plus, étant licencié aux Traileurs des Aravis cette saison, dont le siège se trouve à Thônes, on ne peut pas moins faire...

 

 

ARAVIS TRAIL

C'est environ 200 coureurs qui se présentent sur la ligne de départ à 4h du matin devant la salle des fêtes de Thônes. Et oui, la nuit a été courte ! 

 

Le briefing de course confirme des conditions météos orageuses et (peut-être?) une obligation de stopper l'évènement pour optimiser la sécurité si ça venait à vraiment dégénérer dans ce ciel (sur)chargé. Et dire qu'hier il faisait grand beau et chaud !

 

Mouais ... on n'y est pas encore, on ne s'emballe pas! La course nature, c'est aussi accepter d'être (parfois) sous la pluie même quand elle est virulente. 

 

 

ARAVIS TRAIL

Le départ est lancé sur les chapeaux de roues dans les ruelles de Thônes. Franchement, je ne m'attendais pas du tout à ça. Je m'étais imaginé un départ plus tranquille. Du coup, très vite, je me retrouve dans l'optique de me dire qu'il va falloir limiter la casse dans cette première grande ascension. 

 

Oui, j'ai bien dit grande, car après 200 mètres de plat, on commence à grimper pour prendre rapidement 1600 D+ en 15 km. 

 

J'avais pris soin de reconnaitre l'endroit quelques jours auparavant, et bien m'en a pris! Certains passages sont raides, il suffit juste de ne pas s'emballer. 

 

Devant moi, les premières frontales disparaissent petit à petit dans les bois, l'allure en tête est (trop) soutenue! Je laisse filer. 

 

A la "croix de colomban", alors que j'ai fait plus des trois quart de l'ascension seul, je me retrouve avec un groupe de 5 coureurs. Ils reviennent sur moi tranquillement, et on échange quelques mots. Dans ce groupe, j'ai le plaisir de revoir Max Dub. C'est top de se dire qu'on va pouvoir faire un morceau de course ensemble. 

 

On bascule sur le plateau de Beauregard dans un brouillard à couper aux couteaux. On ne voyait absolument rien avec le faisceau des frontales. 

ARAVIS TRAIL

A la piste Bleue, premier ravito, km 17, je rejoins mon assistance. Je prends le temps de manger un peu mes victuailles fait maison. Et oui un naturopathe ne se refait pas! 

 

Je suis pointé 11e. J'apprends que la tête de course est déjà à presque 13 minutes. "Wouah", soit ils sont très forts devant, soit je suis "à la rue" aujourd'hui, soit les deux !?

 

La descente sur Gutary se fait plutot bien. Je n'ai pas de grandes jambes aujourd'hui, c'est un premier constat, mais j'avance toujours plutôt pas mal. 

Tout ça nous emmène à la scierie. Et là, c'est une toute autre histoire qui commence! On prend 1000 D+ en 10 km. Les premières pentes sont très très très raides ! Ca serpente en "S". Dré dans le pentu, made in pays de Savoie, on est en plein dedans! En même temps, c'est tout sauf une surprise car c'était relativement bien annoncé sur les topos. Je prends mon rythme. Le beau temps arrive, et ça réchauffe les coeurs. De nouveau, je me retrouve tout seul. 

 

Au "Macheux", les coureurs du 67km retrouvent le parcours des coureurs du 44km pour une course commune jusqu'au pied du SULENS. 

La montée jusquà la Pointe d'Orsière est somptueuse. On traverse de beaux alpages tout verdoyants. 

 

Puis je bascule sur le 2e ravito, sur "le freu", km 31. Ici pas d'assistance, donc ravitailement rapide, mais je ne traine pas non plus. Et hop! 1 banane!

credit photo: David Nicod

credit photo: David Nicod

La descente depuis "le freu" est technique. L'organisation a mis à disposition quelques cordes au cas où. J'essaie de doubler quelques coureurs pas très rassurés par l'endroit. 

 

Je relance bien ma course pour monter au col des porthets. J'alterne régulièrement la course et la marche.

 

Initialement, nous devions monter au sommet du Mont Charvin, une montagne mythique pour les locaux. Mais l'ascension du Mont Charvin par son arête fut annulée pour des raisons de sécurité à cause de la présence de neige encore trop importante pour l'époque. Quans la décision fut prise par l'organisation la semaine précédent l'épreuve, beaucoup de coureurs (dont moi) étions déçus, mais une fois dans ce chantier je crois que personne ne s'est vraiment plaint tant le parcours est déjà (très) exigeant. 

 

Dans cette grimpée vers le col des Porthets, je coince un peu. La traversée du dernier nevé rend la course plus ludique, mais rien n'y fait, je traverse un gros coup de moins bien. Je compense en poussant fort sur mes bras. Mes bâtons m'apportent une aide considérable à cet endroit. 

 

Je bascule au col des Porthets en 15e position. L'arrivée est encore loin, il faut absolument trouver les ressources nécessaires pour revenir dans l'allure. 

credit photo: David Nicod

credit photo: David Nicod

Par malchance, je casse un bâton dans la descente. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. j'ai du le coincer dans les cailloux. Bref, la suite s'anonce forcément plus compliquée avec 1 seul bâton. 

 

Je continue mon bonhomme de chemin, et on traverse parfois des champs de boue et des marécages. Ca fait envie hein? Que du bon pour la peau!

 

Les vaches ont tout déterioré dans les parages, et c'est parfois jusqu'à mi mollet que j'enfonce la chaussure au risque de la perdre. Hum miam miam quel programme ! Certains endroits sont à la limite du pratiquable. Dans la descente qui mène au Bouchet Mont Charvin, quelques traces au sol laisse penser que certains avant moi ont voulu jouer à "superman" :-)

credit photo: David Nicod

credit photo: David Nicod

Ravito 3, km 42, 3300 D+ dans les jambes.

 

La présence de mes proches me boostent considérablement. J'étais en train de m'éteindre progressivement. Le fait de les voir et de trouver les ressources nécessaires de manger me redonnent du peps ! On échange répidement quelques mots, y a du mal de fait dans les guiboles!

 

Me voilà reparti, cette fois-ci pour l'ascension du Sulens. Montagne élégante, surtout l'hiver à ski. Beau spot sur le Mont Charvin et ses alentours. 

 

Au pied, je laisse les coureurs du 44 (car eux n'y montent pas). Et je me retrouve tout seul. La pluie commence à tomber sérieusement. Je n'hésite pas une seule seconde, j'enfile ma veste WAA pour éviter de rouiller. J'emprunte un long chemin 4x4 qui me mène jusqu'au "Plan du tour " puis je retrouve un single très raide qui me conduit au sommet de la croix de Sulens; Comme bien plus tôt dans la journée au dessus de Gutary, ça monte en lacets très serrés, et la pente est sérieuse. 

 

L'orage se fait de plus en plus menaçant. Cette ascension se passe bien pour moi. J'ai repris du poil de la bête. Mais au sommet, j'ai peur d'apprendre que la course soit arrêtée car les conditions météo deviennent de plus en plus instables. 

 

Mais non, c'est à la croix de Sulens qu'un bénévole me tend un verre d'eau, et me dit: "bonne course!". Super! Allez on traîne pas ici...

 

Je n'ai plus qu'à descendre sur le "col du marais" pour rejoindre le dernier ravito de la course.

ARAVIS TRAIL

Ravito 4 (le dernier), Km 55, 4000 D+ dans les jambes. Col du marais.

 

Je prends le temps de me poser un petit instant. Ce petit banc me tend les bras. Bon là, je reviens de loin. La descente que je viens de réaliser ressemblait à du ski, voir du freeSki. Des glissades à n'en plus finir. Des appuis fuyants, bref, impossible de vraiment s'exprimer en tant que traileur, mais le bon moment de vérifier si j'étais bon skieur. Test concluant! J'ai mon premier flocon !

 

Ici, je retrouve mon assistance de choc. 1 banane de chopé au passage sur la table. Il reste 12 km avec 700 D+. Là faut rien lâcher dans la tête, sinon c'est cuit, on redémarre pas!

 

Je vois arriver l'ami Christophe B. au ravito. Il fait une belle remontée, et fait preuve d'une excellente gestion de course. Je le vois tout de suite à sa foulée. On repart ensemble, et ça va me relancer un petit moment. 

 

Je trouve sincérement la fin de la course assez ennuyeuse. On passe en forêt, nous ne voyons rien du tout, et le sentier ne cesse de s'élever. C'est très casse pattes! Faut bien rentrer me direz-vous! Mais je ne retiens pas de cet endroit le plus beau coin du parcours. 

 

Je limite la casse comme je peux sur ces deniers kilomètres. Je sens l'arrivée se rapprocher, et l'envie d'en finir se fait grandement ressentir. 

 

Je reconnais les derniers passages de la course (lieux d'entrainements des traileurs des Aravis) avant d'arriver sur Thônes. 

 

Je franchis la ligne en 9h58', en 18e position, au bout des 67 km et 4500 D+

 

Le classement complet ici : resultats 

 

ARAVIS TRAIL
ARAVIS TRAIL

Je retiendrais de cette course un parcours rustique, authentique, et exigeant. Parfois rendu compliqué à bien des endroits avec l'épaisseur de boue et notamment dans le descente du Mont Sulens. Et certains passages dans le cirque du Mont Charvin sont tout simplement splendides. 

 

Me voilà bien rassasié !

 

Place à la récupération avant d'orienter progressivement mon regard du côté de Chamonix pour ma première participation à une course de l'UTMB, ... la Courmayeur Champex Chamonix.

 

Venga  !

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